Le travail de Pauline Daudon s’inscrit dans le champ de la sculpture figurative contemporaine. Elle forge son rapport à la matière à travers les métiers du bois, se formant successivement à l’ébénisterie, la marqueterie et la sculpture ornemaniste. De cette rigueur technique, elle garde une exigence du geste et une compréhension profonde du volume. Aujourd’hui, c’est par le modelage de la terre qu’elle poursuit sa recherche. Elle délaisse la précision de l’ornement pour explorer un travail plus instinctif, où la matière n’est plus seulement maîtrisée, mais éprouvée. Elle travaille aujourd’hui la sculpture au sein d’un atelier collectif.

                       

« À travers mes sculptures en terre, j’explore le point de rupture de la figure humaine : ce moment précis où elle cesse d’être une entité dominante pour redevenir une matière vivante, parmi les autres. Mon travail interroge la porosité entre l’homme, l’animal et le minéral, refusant toute hiérarchie entre les formes du vivant. Je ne cherche pas à représenter l’être dans sa stabilité, mais à saisir son basculement.

La terre n’est pas pour moi un simple support d’expression, mais un partenaire de lutte. Elle impose sa propre mémoire, sa gravité et sa résistance. En travaillant ce matériau archaïque, je ne cherche pas à embellir, mais à déplacer le regard pour ramener l’humain à une lecture horizontale du vivant : un état où il n’est plus au sommet, mais réintégré à la matière dont il est issu.

Cette tentative de déplacement confronte le spectateur à un monde où l’humain ne domine plus, mais se fond dans une continuité biologique. En révélant ce qui nous relie à la part sauvage et silencieuse de la matière, je cherche à faire exister un espace où l’homme perd ses privilèges de figure centrale pour retrouver sa juste place au sein du vivant. »

Le travail de Pauline Daudon s’inscrit dans le champ de la sculpture figurative contemporaine. Elle forge son rapport à la matière à travers les métiers du bois, se formant successivement à l’ébénisterie, la marqueterie et la sculpture ornemaniste. De cette rigueur technique, elle garde une exigence du geste et une compréhension profonde du volume. Aujourd’hui, c’est par le modelage de la terre qu’elle poursuit sa recherche. Elle délaisse la précision de l’ornement pour explorer un travail plus instinctif, où la matière n’est plus seulement maîtrisée, mais éprouvée. Elle travaille aujourd’hui la sculpture au sein d’un atelier collectif.

« À travers mes sculptures en terre, j’explore le point de rupture de la figure humaine : ce moment précis où elle cesse d’être une entité dominante pour redevenir une matière vivante, parmi les autres. Mon travail interroge la porosité entre l’homme, l’animal et le minéral, refusant toute hiérarchie entre les formes du vivant. Je ne cherche pas à représenter l’être dans sa stabilité, mais à saisir son basculement. »

« La terre n’est pas pour moi un simple support d’expression, mais un partenaire de lutte. Elle impose sa propre mémoire, sa gravité et sa résistance. En travaillant ce matériau archaïque, je ne cherche pas à embellir, mais à déplacer le regard pour ramener l’humain à une lecture horizontale du vivant : un état où il n’est plus au sommet, mais réintégré à la matière dont il est issu. »

« Cette tentative de déplacement confronte le spectateur à un monde où l’humain ne domine plus, mais se fond dans une continuité biologique. En révélant ce qui nous relie à la part sauvage et silencieuse de la matière, je cherche à faire exister un espace où l’homme perd ses privilèges de figure centrale pour retrouver sa juste place au sein du vivant. »

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